Airbnb, Booking, Abritel : pas d’Urssaf. Vraiment ?
Quand on fait de la location meublée en non-professionnel (LMNP), on s’attend généralement à rester dans un cadre assez simple, avec des prélèvements sociaux classiques. Et c’est souvent le cas… mais pas toujours.
Dès que l’activité s’oriente vers de la location de courte durée — typiquement de la location saisonnière — et que les recettes dépassent 23 000 € par an, les règles changent. On ne parle plus de simples prélèvements sociaux, mais de cotisations sociales, avec un impact plus significatif.
Concrètement, cela implique de s’affilier à un régime : soit la Sécurité sociale des indépendants (SSI), soit, sous certaines conditions de revenus, le régime général. Ce choix n’est pas neutre, car les modalités de calcul diffèrent.
Côté SSI, les cotisations sont calculées sur le revenu imposable. Mais même en l’absence de bénéfice, une cotisation minimale reste due, autour de 1 200 €. Au régime général, le calcul se fait à partir des recettes, après un abattement assez important (60 %, voire 87 % pour les meublés de tourisme classés), ce qui peut parfois adoucir la facture.
Un point mérite une attention particulière : le seuil de 23 000 € peut prêter à confusion. Il existe bien un seuil identique pour distinguer loueur professionnel et non-professionnel, mais ici, on ne regarde que les revenus issus de la courte durée. Ce n’est donc pas exactement le même raisonnement.
Enfin, sur le plan déclaratif, mieux vaut être vigilant. Une erreur n’entraîne pas forcément de conséquence immédiate, mais l’Urssaf peut revenir plusieurs années plus tard pour régulariser la situation. Et dans ce cas, le montant peut vite devenir conséquent.
L’équipe Elysean-Patrimoine est là pour vous aider à pilloter la gestion de vos biens !
